Ode à l'égoïsme

Publié le par Paradoxale

femme.jpgVous est-il déjà arrivé de terminer votre journée et de constater que ça ne va pas, que vous vous sentez mal, de mauvais poil, tout en ne sachant pas pourquoi. Et quand vous creusez un peu, vous vous rendez compte que la raison en est toute bête : de toute la journée, en moyenne 16 heures, vous n'avez pas trouvé un moment, pas une petite minute pour ne penser qu'à vous et ne vous occuper que de vous : s'occuper de la maison, des enfants, des repas, du conjoint, des amies qui appellent en catastrophe, de la famille qui vous sollicite, du boulot (collègues, patron, clients), tout cela prend un temps fou, occupe bien la journée qui défile, défile, sans que l'on s'en rende compte et voilà qu'il est 23h et qu'il faut penser à préparer la journée du lendemain (déjà ! ou plutôt Encore !) et à se reposer...

 

Bien que j'essaie de m'accorder du temps pour moi tous les jours, il m'arrive encore de passer de ces journées-éclairs harassantes où je suis certes contente de m'être occupée des autres, d'avoir rendu service, d'avoir prouvé qu'on pouvait compter sur moi, mais où finalement, mes batteries (et mes nerfs !) se retrouvent à plat parce que je n'ai pas pris le temps de me ressourcer, de me faire plaisir... Alors voilà, à un moment, il faut dire "Non", un "non" franc et massif pour se préserver de temps en temps des invasions extérieures et retrouver un équilibre personnel.

 

Pourquoi a-t-on du mal à dire "non" ?

La peur de l'égoïsme... d'être accusé de ne penser qu'à soi, de vivre dans son monde sans s'occuper des autres, proches ou non.

L'égoïsme, il faut le dire, est une accusation très facile :

-Je n'ai pas envie de sortir entre fille vendredi soir parce que je suis exténuée de ma semaine: je suis égoïste, parce que toutes les autres en ont envie et je ne vais pas dans le même sens ;

-Je préfère lire tranquillement dans mon fauteuil au lieu de faire un pique-nique avec la belle-famille : je suis égoïste là encore ;

...

Mais l'égoïsme, ça se passe aussi dans la tête, on a toujours peur de faire passer ses envies et besoins avant ceux des autres parce qu'on se dit que ce serait la preuve qu'on est une mauvaise mère, une mauvaise épouse, une mauvaise fille, parce que le côté sacrificiel ("les autres avant moi") semble automatique chez la femme (acquis par l'éducation ou par les conventions sociales). C'est également dur d'accepter que les autres nous penseront égoïste (inévitable !), qu'ils se diront que nous ne sommes pas à la hauteur de leurs attentes, de leur amitié. C'est dur d'accepter qu'on peut décevoir, parfois. Mais je vais dire que ça fait partie de la vie et qu'il est absolument vital de s'isoler de temps en temps, de dire non quand on nous demande un service ou quand on nous propose de sortir et cela, sans culpabiliser !

 

Pourquoi être égoïste, de temps en temps ?

Etre égoïste de temps en temps, cela revient à accepter de s'occuper de soi, de se faire plaisir régulièrement. Or, la nature humaine et la manière dont est construite une vie fait que, forcément, quand on ne s'occupe que de soi, on le fait au détriment d'autrui et quand on se fait plaisir, ça ne plaît pas forcément aux autres. La vie est ainsi faite ! On ne peut pas sans arrêt être aux petits soins avec les autres, être attentive aux désirs de nos proches, de nos connaissances faute de temps, faute d'envies, faute d'énergie (les autres eux-mêmes n'y arrivent pas, ou ne le veulent pas, alors pourquoi mettre la barre si haut ?). Il faut donc faire des choix, hiérarchiser, établir des priorités dans notre emploi du temps et ne jamais oublier notre bien-être personnel, avant de craquer (ce qui n'est jamais agréable...).

Ces petits moments privilégiés qu'on va passer en tête à tête avec nous-mêmes, dans un bain, une lecture, une balade, une manucure, une séance chez le coiffeur, ...toute bêtement, nous permettent d'être au calme, de respecter notre rythme et nos envies personnels, de respirer, de jouir d'une solitude retrouvée, d'écouter notre voix intérieure, de refaire le plein d'ondes positives que nous redistribuerons forcément aux autres en retour (car notre nature nous a faites ainsi, généreuses !).


Alors, être égoïste pour donner aux autres, moi je dis "OUI !"

 

Donc, si un soir, ça ne va pas dans votre petite tête, vous sentez un coup de blues, posez-vous la question : "qu'est-ce que j'ai fait pour moi, aujourd'hui ?" Si votre réponse est "rien", vous savez ce qu'il vous reste à faire...

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Commenter cet article

nathalie 20/08/2010 12:58


Bien vrai ça, être égoïste de temps en temps ne fait pas de mal


Paradoxale 23/08/2010 10:09



au contraire... c'est même vital!