Tu seras une femme, ma fille (Nathalie Rykiel)

Publié le par Paradoxale

rykiel.jpgQuelle merveilleuse rencontre, que ce livre que j'ai dévoré en quelques heures ! Evidemment, vu le titre, je ne pouvais que m'en saisir immédiatement lorsque je l'ai vu en librairie !


Nathalie Rykiel, c'est "la fille de". De qui ? De Sonia Rykiel, une des plus grandes figures de la mode parisienne, possédant sa marque, ses boutiques, sa réputation. Or, quand on est « la fille de », il est bien difficile de se construire, de trouver son identité, sa personnalité propre, surtout quand on a une mère omniprésente, voire écrasante.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : si Nathalie Rykiel a écrit ce livre autobiographique, ce n’est pas pour s’en plaindre. Bien au contraire, à travers ce récit, elle veut nous montrer comment ses expériences, ses relations, ses rencontres l’ont aidée à grandir, à devenir la femme qu’elle est à présent.


En parcourant ces quelques pages, écrites dans un style très agréable, j’ai été émue, amusée, étonnée, émerveillée, rassurée de voir à quel point nos expériences de femmes peuvent être similaires, alors que nous appartenons à des mondes différents. Rassurée aussi de savoir (même si je m’en doutais déjà) que la vie est si riche en rencontres, en étapes à franchir, en projets, en amitiés, en amours, en découvertes qui nous rendent plus fortes comme elles peuvent nous fragiliser. Nathalie Rykiel ne tombe cependant pas dans l’introspection à outrance. Elle nous fait simplement partager des moments de sa vie, brefs mais souvent intenses, riches en signification : se préparer pour un rendez-vous amoureux ; son premier accouchement ; la découverte de la cécité de son petit frère ; la mort de son père ; ses migraines ; une rencontre amicale… tout cela ponctué d’hommages émouvants à ses proches.

 

Une lecture que je ne peux que vous conseiller et pour vous y pousser, voici quelques morceaux choisis :

 « Je me sens bien que je suis exaltée,

Je me sens bien que je raconte des histoires à table entourée d’amis, et que je fais rire tout le monde, J

e me sens bien quand je ris,

Je me sens bien quand je me sens utile,

Je me sens bien quand je conduis, sur une route de campagne, fenêtre ouverte, cheveux au vent, musique qui hurle (cliché),

Je me sens bien quand je suis prise dans un livre et que je ne peux pas le reposer, […] » (p.35-36)


« Je n’ai été que fille, longtemps, je l’étais encore quand je me suis mariée et que je suis devenue mère, totalement mère, avant de devenir, enfin, femme.

Femme… qui se fait violence, qui combat ses peurs, qui ose. Femme qui décide, qui construit. Femme affranchie. Femme qui séduit. Femme qui existe. Femme, et toujours fille, bien sûr, épouse et mère. Femme parce que pleine de ce répertoire.

Femme, enfin. » (p.45)


« Ce que j’aime, c’est réaliser que je viens d’accomplir quelque chose dont je ne me serais jamais crue capable six mois ou cinq ans plus tôt. A part l’amour qui est mystérieux, et les enfants qui sont magiques, c’est ce qu’il y a de plus exaltant dans la vie. » (p.176)

 

 

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la bande à Jules 18/08/2010 18:27


c'est vrai je crois qu'on peut se reconnaître dans ce portrait


Paradoxale 23/08/2010 10:00



Tout à fait! c'est un livre vraiment sympa à lire!