La journée d'une femme

Publié le par Paradoxale

femmes.jpgUne fois dans son chez-elle, la femme se retrouve confrontée à une série de préoccupations parfois difficiles à concilier :

-s'occuper du ménage, des courses, de la nourriture (que les tâches soient partagées ou non, étrange chose, cela nous préoccupe toujours) ;

-s'occuper de sa vie amoureuse, de sa vie amicale, de sa vie familiale en gardant le contact avec chacun et en essayant d'avoir une petite pensée ou attention pour tous (dur dur!) ;

-s'occuper de sa vie professionnelle ;

-tout en trouvant du temps pour s'épanouir personnellement, pour prendre soin d'elle-même, pour ne pas s'oublier car, au milieu de tout cela, le risque est grand !

 

Tous les jours, tous ces paradoxes viennent me hanter, à des degrés différents, évidemment, selon que je suis de bonne ou de mauvaise humeur!

Parfois, je me sens bien dans cette vie de femme, où j'arrive à tout concilier, mais ces moments sont rares car il y a toujours des petits dysfonctionnements...

Parfois, j'ai envie de jeter ma maison par la fenêtre et de ne plus m'occuper de rien dans son entretien, tant je suis terrorisée à l'idée d'être vue ou de me voir comme une simple ménagère de trente ans. Et pourtant, en parallèle, l'idée d'avoir un logement bordélique et sale me terrorise tout autant...

Parfois, j'ai envie de faire le sous-marin, de ne plus appeler, ne plus donner de nouvelle, me retrouver seule avec moi-même, faire tout à mon rythme, selon mes envies, me couper du monde. Et pourtant, les jours où je suis trop seule, je ne suis pas bien, car ce contact, j'en ai terriblement besoin.

Parfois, j'aurais envie de ne plus m'investir dans mon travail, de faire comme tant d'autres profs : arriver au collège, faire mon cours, repartir et ne rouvrir ma sacoche qu'au premier cours du lendemain. La vie serait si tranquille... Et pourtant, en parallèle, je sais que j'aurais honte d'être ainsi et que je n'envisage pas le métier d'enseignant autrement que de manière engagée.

Parfois, j'aurais envie de rester affalée sur mon canapé ou dans mon lit, de rester en pyjama toute la journée, sans même prendre une douche, juste pour me dire "je peux le faire, j'ai cette liberté!" Et en même temps, j'ai besoin d'être active, pomponnée un minimum pour me sentir à l'aise dans mes baskets, pour me dire que je vais de l'avant.

 

Voilà, toutes ces idées qui traversent ma petite tête régulièrement, très régulièrement... Ces paradoxes que j'essaie de faire cohabiter, tant bien que mal!

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